Etudiante camerounaise, femme d'un colonel assassiné au Congo, commerçant soniké du fleuve Sénégal ou encore réfugiée climatique d'Haïti : ils sont venus en Europe construire un futur.

Devenus femmes de chambre ou équipiers de nettoyage, ils subissent la flexibilité jusqu'à la déraison, les heures de travail non payées, les surnoms d'animaux indignes.

Dans leur bouche, les mots "d'esclavage moderne" ne sont pas un slogan. Salariés de la sous-traitance, ils prennent soin des clients du même hôtel depuis plus de dix ans durant lesquels, Ils auront été employés par presque autant de sociétés au rythme des appels d'offres et des contrats les moins disants.

Régulièrement, de deux heures à plus de cinquante jours, ils font grève pour défendre leurs droits et leur dignité.

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